Au XIIe siècle, les vampires étaient censés être si nombreux en Angleterre qu'ils étaient brûlés pour calmer la passion populaire.
Plus tard, au XIVe siècle, Herenberg cite précisément deux cas en 1337 et 1347 : les présumés coupables de vampirisme furent empalés et brûlés.
De même, au XVe siècle, les épidémies de pestes sont l'occasion pour la population (surtout en Europe de l'Est) d'une véritable frénésie anti-vampire.
On voit apparaître au XVIe siècle, la première grande figure du vampirisme : la comtesse hongroise Élisabeth Báthory.
En Moravie, l'évêque d'Olmütz, devant la multiplication des plaintes des villageois de la région, mit sur pied des commissions d'enquêtes.
Le premier cas de vampirisme attaché à un nom et étudié un tant soit peu est celui Michael Casparek, en 1718.
Son cas fit l'objet d'une enquête officielle, dans son petit village de Liptov en Hongrie.
Malheureusement, très peu de données ont pu parvenir jusqu'à nous.
Le mot « vampire » apparaît pour la première fois en 1725, lorsqu'un rapport présente l'exhumation du récemment mort Peter Plogojowitz un paysan serbe, qui reste encore à ce jour le cas le plus célèbre de vampire historique dans le monde.
Vient ensuite celui d'Arnold Paole, soldat et paysan autrichien mort en 1726 et à l'origine de deux épidémies de « vampirisme » dont la seconde, en janvier 1731, fit l'objet d'un rapport circonstancié par le médecin militaire Johann Flückinger, généralement connu sous le titre de Visum et Repertum.
Ce rapport fut abondamment repris, traduit par Dom Calmet, et fit probablement couler encore plus d'encre que le cas Plogojowitz (pour les Serbes).
Le plus célèbre reste cependant Sava Savanović.
Auparavant, on parlait de « vampyr ».
Un autre cas de vampirisme est celui de Johannes Cuntius de Silésie.
Le vampirisme était pour l'Église catholique un sujet sérieux et politique . Les âmes des morts ont trois alternatives : Paradis, Enfer ou Purgatoire.
Or le vampire est un mort qui ne se retrouve dans aucune de ces trois catégories, puisque c'est une âme qui erre sur Terre.
Sa simple existence remet donc en cause le dogme catholique et donc la puissance de l'Église.